La comparaison est un poison


Un doux bilan de mon année 2018. Cet article est un condensé de réflexion. Entre deux crises existentielles, je réalise un point avec moi-même.
Parfois, pour laisser son coeur s’exprimer, il faut sortir de son mental. Celui-ci, je le mets (un peu) de côté lorsque j’écris alors nous y voilà.

La comparaison est un poison.

Cette phrase est belle, non ?
Elle rime, sonne comme une évidence et pourtant, nous passons beaucoup de temps à nous comparer.

L’insatisfaction chronique

Dernièrement, je faisais le constat que j’étais peu satisfaite de ma vie. Je regarde toujours avec envie les expériences des autres, leurs qualités, leurs métiers. Je les regarde de loin, je les envie.

Un pied dans le passé, à me retourner vers mon année au Québec, je stagne. Je stagne car le Québec, mes amis, mon vécu là-bas me manque. Je stagne alors que je sais pertinemment qu’en repartant maintenant, je ne serais pas plus épanouie que je ne le suis ici. Je me rattache à un rêve, ce rêve. Celui qui était trop beau pour être vrai, celui où je me suis découverte, celui où j’ai pu être ce papillon qui déploie ses ailes et exprime toute sa beauté. Tel le papillon, ce séjour a été éphémère et je peine à remettre les pieds sur Terre.

Alors je rêve de m’évader, de revenir en arrière, de réunir tous ses amis que j’ai rencontrés. Ces belles âmes qui, elles, ont su aller de l’avant. Toutes ces belles personnes qui avancent, s’épanouissent et deviennent magnifiques.
Je suis sincèrement heureuse pour elles. J’espère avoir toujours une place dans leur coeur comme ils ont leur place dans le mien, à jamais.

La comparaison au cœur de mes maux

Et comme on peut le constater sur ses précédentes lignes, je me compare. Je me compare à ceux qui arrivent à avancer. Je me compare à ceux qui ont trouvé un équilibre dans leur vie. Je me compare à ceux qui sont épanouis dans leur emploi.

Je me compare, encore et encore, sans définir ce qu’est ma vie idéale à moi.
De nombreuses pistes sont pourtant tracées, des idées griffonnées sur un coin de papier. Certains diront que je suis encore jeune. En revanche, moi, j’ai l’impression de passer à côté de ma vie, de perdre du temps, de ne pas aller à l’essentiel.

La peur de l’avenir

En fait, la vérité c’est que j’ai peur. Peur de finir ma vie pleine de regret, de n’avoir toujours pas su être heureuse. Peur que le bonheur ne soit réservé qu’aux autres.
Peur de n’être que cette personne, éternelle insatisfaite, avec des exigences trop élevées pour enfin considérer que ma vie est celle que je mérite.

Et pourtant, l’heure du bilan arrive. Celui où tu as le droit « légitime » de te retourner en arrière pour regarder le chemin parcouru. Ce moment utilisé par la plupart des gens pour exposer sur les réseaux sociaux à quel point leur vie est génial et comment 2018 a été une année complètement folle.
Ce bilan, je le fais car, quelque part dans le monde, une personne enviera probablement tout ce que j’ai accompli. Parce que sur internet, on expose uniquement ce que l’on souhaite montrer et (malheureusement) on choisit rarement de montrer ses failles.

Souviens toi d’où tu pars

Ainsi, cet historique, c’est tout mes petits pas de 2018. Mon rappel que ma vie est belle et que j’ai encore du chemin à parcourir pour apprendre à l’apprécier telle qu’elle est sans me comparer.

Janvier

J’assiste au séminaire « libérez votre potentiel » de David Laroche. Après deux jours intenses, une merveilleuse rencontre (Bruno si tu passes par là 😉 ), des rires et des larmes, je prends une décision importante.
Celle de démissionner de mon CDI où je ne me sens plus épanouie. Le mois des résolutions étant ce qu’il est, je démarre un challenge « végétarienne pendant un mois ». Ce défi a marqué mon changement d’alimentation pour le « flexitarisme ». (puisqu’on aime bien coller des étiquettes sur tout 😉 )

Février

Je décide de préparer mes futurs voyages. Je choisis les destinations avec soin et me renseigne sur les voyages seule en tant que femme. On remporte un escape game avec des amis ! C’est aussi une page qui se tourne, je quitte mon boulot.

Mars

Je pars pour la première fois en voyage seule à Lisbonne. Je découvre la beauté du Portugal et le plaisir des rencontres en auberge de jeunesse. J’en parlais brièvement ici, au détour d’un article. De plus, ce mois là, je postule à une offre d’emploi entièrement en télétravail et en anglais.

Avril

J’apprends que je ne suis pas prise pour le poste que je convoite. Quelques semaines plus tard, je décolle pour la Thailande, seule. Je passe par Bangkok, Khao Yai, Koh Tao, Krabi et Chiang Mai. J’apprends à tolérer la solitude, les imprévus et je découvre (un peu) le lacher prise. En avril, découvre toi d’un fil, j’apprends à ne plus me maquiller au quotidien même si je ne me sens pas toujours à l’aise. C’est aussi ce mois là que j’ai fais de la méditation pour la première fois.

Mai

Je me fais tatouer avant de rentrer en France. Je rejoins Bruno à Paris sur un coup de tête pour assister à la conférence « Confiance en soi et libérer son potentiel » de David Laroche. A la fin du mois, je prends part à un atelier de création de jardi-compostière. J’y découvre mon goût pour le bricolage. 🙂

Juin

je commence à chercher (réellement) du travail même si je ne suis pas convaincu par mon choix de métier. Je décide d’entamer une réflexion pour trouver un emploi qui me correspond vraiment. Les dernières semaines de juin, je pars en Isère et en Ardèche pour me ressourcer. Pour la première fois depuis longtemps, je découvre la beauté des paysages français plutôt que de partir à l’étranger.

Juillet

La fin de mes vacances et le début de mon nouvel emploi. Je revois un ami Rouennais après bien trop de temps et je profite du soleil estival pour effectuer le voyage de Nantes. Je me remettais (un peu) à la photo.

Août

Je mets les mains au potager avec joie et trouve enfin une solution pour que le chat ne détruise plus tout mes plants. Dans mon optique de revenir à un mode de vie plus « naturel » je cesse de prendre la pilule pour poser un DIU en cuivre.  (Et ça change la vie de ne plus dépendre d’un comprimé au quotidien après une dizaine d’années sans se poser de questions)

Septembre

Je prends à nouveau l’avion, direction le Portugal. Je travaille à distance depuis la ville de Faro. Septembre, mois de mon anniversaire, je fêtais mes 26 ans en invitant des amis à mon appartement. C’est également le mois où j’ai pu coché une case de ma liste de vie: Participer à une course de 5km. Entre quelques prises de courage à deux mains, je participe à deux concours. J’achève ainsi une reprise musicale mais aussi l’écriture d’une nouvelle. Cerise sur le gâteau: je m’offre la formation Entrainé pour Réussir de David Laroche.

Octobre

Mois symboliquement hors de ma zone de confort et riche en belles expériences. Tout d’abord, j’allais à un concert complet en tant que photographe. J’assistais ensuite à deux concerts de groupe que j’adore (LEJ et Bigflo et Oli) Je revoyais des amis et élargissait ma culture en participant au Devfest. A cet évènement, j’assistais à une conférence d’une personne que j’admire énormément et qui, en un sens, est comme une mentor pour moi. De plus, j’allais au Puy du fou pour la première fois. Pour finir, je m’envolais pour Cuba.

Novembre

Une séparation avec une personne qui aura toujours une place priviligié dans mon coeur. Après 2ans & demi, un nouveau départ qui s’impose. J’assiste au salon du mariage (j’ai une étonnante passion pour les mariages, je sais). Aussi, je revois mon meilleur ami « québécois » le temps d’un week-end et je rencontrais Jérémy Ferrari lors d’une séance de dédicace.

Décembre

Je passe un week-end avec des copains d’école d’ingénieur. Je revois quelques amies. Je prends (enfin) le temps d’aller voir une nutrionniste concernant le végétarisme. Je déménage ma soeur, mais pas que. Les fêtes de fin d’année: noël. Moment priviligié avec les personnes qu’on aime.

Alors pour 2019, j’envoie une intention à l’univers. Celle de ne plus comparer ma vie à autrui. De laisser ma jalousie de côté pour pouvoir me découvrir.

J’ai le droit d’être heureuse.

En fin de compte, si tu as eu le courage de lire cet article en entier alors saches que toi aussi tu as le droit d’être heureux. Tu es assez, tellement assez. Ne te compares pas aux autres et pour 2019, fais toi une promesse. Celle de vivre TA vie de rêve. Classique ou à contre courant, trouves ce qui toi, te fais vibrer. N’aies pas peur de réussir, rêver grand et oses. Fonces faire de nouvelles expériences. Autorises toi à dire non, hasardes toi à partir plus tôt du boulot, tentes de parler à des inconnus, entreprends un nouveau voyage. Ta vie n’attends pas et elle est précieuse.