Tout part d’une rencontre

L’année dernière, lors de mon voyage au Japon, un ami est venu me rejoindre.

Arrivé le matin, vous vous doutez bien qu’il était fatigué avec le décalage horaire dans les pattes. Nous avons discuté à l’auberge puis il est parti se reposer un peu. De mon côté, je suis sortie pour me balader. 

Information de taille : à mon arrivée, j’avais acheté une carte sim afin de pouvoir profiter d’une connexion internet en tout temps.

Lorsqu’il s’est réveillé, il m’a donc envoyé un message afin que nous nous rejoignons. Tant qu’il était à l’auberge, il profitait de la connexion internet de celle-ci. Nous nous sommes ainsi donné rendez-vous à la célèbre statue Hachiko. (La jolie statue qui illustre cette article. Si vous ne connaissez pas l’histoire de ce chien, je pourrais vous la raconter une prochaine fois.) Je l’avais informé qu’il avait environ 30 minutes de trajet pour venir.

Découverte d’une limite à poser

Vint l’heure du rendez-vous, je patiente. Je tourne autour de la statue, personne. Je patiente. 5 minutes passent. Puis 10. Et 30. Toujours personne. Il fait froid, j’ai envie de me déplacer mais j’ai peur de le manquer. Et là, je me pose la question :

« Quel est le laps de temps raisonnable pour l’attendre ? »

Nous n’en avons pas parlé auparavant. Il n’a pas de moyen de me contacter tant qu’il n’a pas internet. Je ne sais pas combien de temps je suis prête à attendre avant de prendre la décision de partir. 30 minutes ? 1 heure ? 2 heures ?

Quel durée est suffisamment longue pour lui laisser le temps d’arriver mais assez courte pour que cela n’affecte pas mon humeur ?

Le fin mot de l’histoire

Finalement, il est arrivé tant bien que mal. Que s’est-il passé ? Il venait à pied en suivant une carte qui l’a mené d’abord mené à une statue Hachiko… Dans un cimetière. 

J’ai énormément ri car nous avions vraiment mal communiqué.

Je ne lui avais pas précisé que les 30 minutes dont je parlais étaient en métro et non à pied. Je n’ai pas non plus vérifié que nous parlions de la même adresse. Cela m’est complètement sorti de la tête qu’il pouvait être nécessaire de cadrer certains éléments important tant c’était des évidences pour moi. Comme quoi, certaines choses sont très claires dans notre tête et le sont beaucoup moins pour les personnes qui n’y sont pas.

Je vous raconte cette histoire car elle m’a appris à déterminer une limite auquel je n’avais jamais pensé auparavant : combien de temps je suis prête à attendre si éventuellement un de mes rendez-vous ne pointe pas le bout de son nez.

Poser ses limites se fait en trois 3 étapes

  1. Identifier ce que j’accepte et ce que je n’accepte pas
  2. Etablir la limite, en définissant comment réagir quand la limite est franchie (la réaction par de nous-même puisque nous ne pouvons pas contrôler ce qui est extérieur à nous)
  3. Communiquer ses limites et appliquer les conséquences si nécessaires

    ✅ Si tu me parles de façon désobligeante, je couperai la conversation
    ✅ Je suis prête à attendre 30 minutes lorsque nous avons rendez-vous. Passé ce délai, je partirai.

Il ne s’agit pas de mettre des ultimatums à notre entourage mais de prendre soin de soi. Si des actions, comportements ou situations ont tendance à nous blesser, les limites permettent de nous protéger.

L’amour de soi dont, je vous parlais dans l’épisode du podcast qui est sorti hier passe par l’expression de nos besoins et de nos limites. Quand on est dans une relation, il est important de savoir exprimer nos limites. Ce sont celles-ci qui vont permettre de poser ce qui s’appelle le « cadre du couple ». Un espace où les personnes se sentent libres d’être, de s’exprimer et communiquer en toute confiance.

Déterminer et poser des limites sont des choses que je peux vous aider à faire en séance de coaching. N’hésitez pas à réserver une séance si l’amour de soi, l’estime de soi ou encore la confiance en soi sont des zones de fragilités pour vous.