On entend souvent dire que la communication dans le couple est un indispensable, et que sans celle-ci le couple ne saurait fonctionner. C’est un des sujets phare, et pourtant, on le comprend parfois moins bien qu’on ne le pense.
On dit ainsi souvent que “la communication est la clé”. Que sans communication, un couple ne peut pas fonctionner. Ce qui est partiellement vrai. Bien communiquer est important mais encore faut-il savoir de quelle communication on parle.
Parce qu’il y a deux dimensions dans la communication. Il y a le contenu qui est important ainsi que la façon dont on amène ce contenu. Le propos et la manière dont on dit les choses ont leur importance. Et souvent quand on entend dire que la communication est la clé, on s’attarde sur la façon de communiquer au lieu de regarder en profondeur qu’est-ce qui est l’essentiel à communiquer.
Vous avez ainsi peut-être déjà entendu parler de communication non violente, de communication non verbale, d’honnêteté radicale… Il existe plein d’outils et méthodes de communication mais ce qui moi m’intéresse au travers de cet article, c’est : qu’est-ce qui fait qu’on se comprend vraiment, dans une relation ? Et comment est-ce qu’on développe une connexion croissante et profonde grâce à la communication ?
Avec cet article, nous allons donc voir pourquoi la communication est importante dans une relation amoureuse, ce qu’on met derrière ce terme de communication, comment bien communiquer, quoi communiquer et aussi comment naviguer au travers de cette communication lorsque notre partenaire ou soi-même sommes plus ou moins à l’aise avec le fait de communiquer.
Qu’est-ce que la communication ?
Il s’agit du processus par lequel les individus et les entités échangent des informations. Cela peut donc impliquer une transmission de pensées, de messages, ou d’informations à travers divers moyens, incluant la parole, l’écriture, et les signaux non-verbaux.
La communication peut être perçue au travers de trois aspects :
- l’expression
- la représentation
- l’action sur autrui
L’expression
C’est-à-dire que dans l’expression, on cherche, au travers de la communication, à partager une intention, une émotion, une pensée etc. On est donc dans un cas où l’on souhaite que la personne à qui l’on communique, comprenne quelque chose qui nous traverse et qui nous concerne.
La représentation
Quand on parle de l’aspect représentation, il s’agit là d’un souhait de transmettre une information. On partage un savoir factuel et documenté, on informe d’un événement par exemple etc. Ici, on est dans une posture distanciée de soi-même, sans être dans un partage d’opinions, de ressentis d’émotions ou autre.
L’action sur autrui
Et enfin, on a l’aspect de la communication avec pour objectif l’action sur autrui. Ce qu’on entend par là, c’est le fait de vouloir convaincre, influencer, séduire, ordonner ou encore interdire. On utilise donc la communication pour que cela ait un impact sur le comportement, les pensées ou opinions de la personne en face.
Les degrés de profondeur d’un échange
Dans un article précédent je vous parlais des sept degrés du dialogue qui nous permettent de développer l’intimité et la connexion. Ce qu’il faut comprendre avec cette représentation est qu’il existe différent degré conversationnel du moins intime au plus intime. Quand on reste dans les premiers degrés, on apprend assez peu à connaitre une personne en profondeur là où en augmentant les degrés, on entre dans davantage de connexion.
Les premiers degrés de dialogue font partis de l’aspect représentation de la communication. On peut parler de la pluie et du beau temps, de l’actualité, des faits, de la logistique pour le couple, de l’organisation des prochaines vacances etc.
Quand on avance dans ces degrés de dialogue, on entre dans une communication qui est de l’ordre de l’expression puisque l’on va parler de rêves, de peurs, de sentiments, d’émotions, de besoins etc.
Que communiquer dans un couple ?
C’est là où il y a un premier point important à comprendre en ce qui concerne la communication dans le couple : ce qu’on choisit de communiquer.
Cela m’arrive très fréquemment de recevoir des couples qui m’indiquent beaucoup communiquer dans la relation. Ils me disent qu’ils parlent tout au long de la journée, qu’ils sont en contact très régulièrement et qu’il n’y a pas nécessairement de blanc, de silence, de moments où ils ne sont pas dans l’échange.
Mais lorsque l’on creuse un peu cette notion de communication avec eux, ce que l’on observe est qu’ils parlent beaucoup mais pas des sujets vraiment essentiels pour la relation.
Ils restent généralement en surface et n’entrent pas dans des conversations qui vont impliquer de partager leurs ressentis, besoins et émotions. Et généralement, quand ils viennent me voir c’est parce qu’ils savent qu’ils s’aiment, qu’ils ont envie de continuer ensemble mais qu’ils se sentent déconnectés et ne parviennent pas à retrouver la connexion qu’ils ont pu avoir par le passé.
Qu’est-ce qui est donc important à partager dans le couple ?
La communication pendant l’état amoureux
Avant ça, remettons la dynamique relationnelle dans son contexte. J’évoque régulièrement dans mes articles la notion d’état amoureux parce que la compréhension de celui-ci est vraiment essentielle. Si ce n’est pas déjà fait, vous pouvez lire l’article sur l’état amoureux.
Une relation démarre généralement avec un état amoureux. État dans lequel on se sent bien, complètement aveuglé par l’autre. On place son ou sa partenaire sur un piédestal. On a des papillons dans le ventre, les hormones de l’amour s’agitent et ont un impact direct sur la façon dont on communique dans la relation.
Au début, on a une soif insatiable de découvrir l’autre. On veut tout savoir donc on entre dans des degrés de dialogues élevés pour se sentir toujours plus proche de l’autre. Dans notre posture, on a une forme d’accueil et d’ouverture qui est telle que la personne en face se sent en sécurité pour partager son moi profond, ses expériences de vie, ses peurs, ses joies etc.
Mais cet état amoureux n’est pas éternel. Et quand le couple n’est plus dans l’état amoureux, il y a généralement des malentendus qui entrent en jeu ainsi qu’une rupture des échanges amoureux.
Les incompréhensions au sein de l’espace relationnelle
Le couple peut donc choisir d’échanger sur des sujets qui ne génèrent pas d’incompréhensions, pas de conflits, pas de frictions et surtout peu de connexion.
Un couple est composé de deux personnes différentes. Elles auront toutes deux des histoires de vie différentes, des façons de vivre différentes et des façons de voir le monde qui sont différentes.
Quand on entre en relation, on entre dans celle-ci avec nos blessures qui peuvent s’éveiller au contact de l’autre. Et l’espace relationnel a cette faculté merveilleuse de nous aider à grandir et guérir ces blessures au travers du lien. Sauf que très souvent, le fait de sentir de l’inconfort au contact de l’autre peut créer du repli si bien que l’on choisit de ne regarder que ce qui se passe en surface, c’est un peu la face visible de l’iceberg. Là où quoi communiquer d’essentiel dans la relation se trouve parfois plutôt sous la face cachée de l’iceberg.
Ce qui est important à partager dans la relation va être de l’ordre de nos besoins, nos limites ainsi que nos désirs.
Une relation a besoin d’ajustement réguliers. C’est pour cela que cela peut être intéressant de se faire des rendez-vous réguliers où l’on parle de comment on se sent dans la relation. On peut ainsi se poser mutuellement les questions suivantes :
- Qu’est-ce que tu as aimé dernièrement dans notre relation ?
- Est-ce qu’il y a quelque chose que tu aimerais vivre au travers de la relation et que tu ne vis pas pour l’instant ?
- Est-ce que tu as le sentiment de pouvoir être toi-même dans le lien ?
Comment bien communiquer ?
Mais peut-être qu’avant d’arriver à des échanges comme ces derniers vous avez besoin de vous outiller pour bien communiquer.
C’est là où la CNV, communication non violente, peut être une étape très fertile dans les échanges interpersonnels.
LaCommunication Non Violente
La communication non violente est un processus de communication créé par le psychologue américain Marshall Rosenberg. Et celle-ci s’appuie sur 4 étapes : Observation, Sentiment, Besoin puis Demande.
La CNV est une méthode qui est très large et complète, il y a vraiment beaucoup de choses à dire donc dans cet article, je vous partage un bref résumé de certains points mais ce n’est pas du tout suffisant pour comprendre l’ensemble des tenants et aboutissants de cette démarche. Si en tout cas, celle-ci vous parle à première vue, n’hésitez pas à approfondir le sujet de votre côté.
Les 4 étapes de la CNV vont être particulièrement pertinentes puisqu’elles vont permettre de mieux se comprendre déjà soi-même pour ensuite mieux communiquer à l’autre notre propos.
Dans un échange entre deux personnes, c’est très fréquent qu’il existe un écart entre le message qui voulait être passé et le message qui est bel et bien reçu. Le souci de communication peut se situer à plusieurs endroits. Le messager n’était peut-être pas clair. Le receveur n’était peut-être pas attentif. Le contexte créait une dimension non propice à la clarté du message. La formulation a pu être interprétée d’une certaine façon etc.
Il existe plein de raisons pour lesquelles il arrive que deux individus ne se comprennent pas dans l’échange car leurs mots n’ont pas la même signification ou alors ils ne parlent pas du tout au travers du même référentiel.
Sa raison d’être
L’idée de la communication non violente est de, je cite Marshall Rosenberg : « favoriser l’élan du cœur et nous relier à nous-mêmes et aux autres, laissant libre cours à notre bienveillance naturelle. »
Car les moments où l’on peut avoir le plus besoin d’employer la CNV vont être quand nous sommes dans un état de réactivité et de friction avec l’autre.
Les étapes de la CNV
Observation
Dans ces moments-là, on va ainsi pouvoir observer ce qui est en train de se passer d’un point de vue neutre. Dans un couple, un partenaire pourrait dire : “tu es toujours en retard”, c’est ici un jugement. Alors que l’observation, le fait neutre est : “Cette semaine tu es arrivé quatre fois après notre rendez-vous fixé à 9h”. Là, on devient factuel.
Sentiment
Une fois qu’on a observé la situation, on peut déterminer le sentiment associé. Quand mon partenaire est en retard, comment je me sens ? Et la subtilité de comment on se sent est d’être en capacité déjà, de nommer un sentiment. Parce que ce n’est pas si évident que cela d’identifier le sentiment.
Un sentiment ou une émotion peut aisément se mimer. Et donc vous remarquerez à ce moment-là que vous aurez probablement de la difficulté à mimer la trahison, le fait d’être incompris, le fait de se sentir rejeté, l’insécurité, le fait de se sentir perdue etc.)
Alors qu’à l’inverse, vous arriverez à mimer de la tristesse, de la colère, de la peur, de la joie etc.
Donc quand mon partenaire est en retard, je me sens en colère, inquiète, paniquée, démunie, dégoutée etc.
Besoin
Quand on a le sentiment, on peut alors déterminer le besoin qui se retrouve mis à mal dans la situation.
“Je me sens paniquée parce que j’ai besoin de …” et là, idem que pour les sentiments, il peut être nécessaire de développer son vocabulaire autour des besoins pour être en capacité de les nommer. Par exemple, “je me sens paniquée parce que j’ai besoin de protection, de sécurité, de cohérence, de clarté ou autre”.
Demande
Cela permet d’arriver à la dernière étape qui est la formulation d’une demande. Par exemple : “Quand quelqu’un est en retard je me sens paniquée parce que j’ai besoin de sécurité. Pourrais-tu me prévenir du temps de retard que tu vas avoir lorsque cela se produit ?”
Bien évidemment, formuler une demande n’implique pas le fait que la personne en face réponde à notre demande. La personne a le droit de dire non. Et si on n’est pas prêt à entendre non à la demande, c’est qu’il s’agissait en fait d’une exigence.
L’intérêt de la CNV
Un intérêt des formulations avec la communication non violente est que l’on sort des reproches, on arrête de pointer l’autre du doigt et on exprime clairement ce dont on a besoin.
Mais aussi, formuler une demande permet potentiellement à la personne en face de faire une autre proposition qui pourrait venir répondre au besoin dans la situation.
Par exemple : “Quand je suis en retard, je ne peux pas te prévenir parce que je suis en train de conduire mais on pourrait dire qu’au bout de 10 minutes si je ne suis toujours pas là, tu quittes le point de rendez-vous initial pour t’installer quelque part où tu te sentiras davantage en sécurité.”
Au delà de la forme de l’échange
Pour aller un cran encore plus loin dans l’échange, ce qui est intéressant est de partager ce qui se passe en nous quand on ressent le sentiment. Ce serait d’aller dire, “écoute vraiment, ça me panique quand tu as du retard. Cela me rappelle quand j’étais enfant et que mes parents avaient du retard. J’étais la dernière à attendre que mes parents arrivent pour venir me chercher et j’avais peur d’être oublié et qu’ils ne viennent pas”
Il faut bien comprendre qu’à l’intérieur de nous, on a toutes les expériences qui nous ont marqué. Certaines sont des micro-traumas qui, une fois à l’âge adulte peuvent paraitre anecdotique parce qu’on les regarde avec notre maturité d’adulte. Mais pour l’enfant qu’on était, c’était difficile. Et il arrive que l’enfant blessé en nous prenne les commandes lorsque l’on vit une situation qui nous fait vivre des émotions similaires à une expérience douloureuse passée.
Alors quand on arrive à partager à son ou sa partenaire ce qui se joue vraiment pour nous, notre partenaire change de grille de lecture. Il passe de : “Elle fait des histoires pour rien, ça va, j’avais 10 minutes de retard, c’est rien du tout quelle impatience” à “Je comprends mieux. Quand je suis en retard elle ne s’énerve pas contre moi mais ça lui fait revivre une expérience douloureuse de son enfance où elle avait peur que ses parents l’oublie et ne vienne pas la chercher”.
Donc bien communiquer, c’est choisir ce qu’on partage et comment on le partage. On évite tout ce qui est reproches, on parle de soi, ses ressentis et ses besoins. Et surtout, on formule des demandes.
Que faire quand l’un des partenaires est fermé ?
Et communiquer de cette manière là c’est bien beau mais comme je le dis souvent dans mes accompagnements, il faut être deux pour pouvoir utiliser la communication non violente ou n’importe quelle forme de communication constructive.
Le fait de soi-même employer des méthodes de communication bienveillante peut inspirer son ou sa partenaire à faire de même. On peut montrer la voie. Mais on aura beau connaître toutes les meilleures méthodes, avoir les meilleurs outils et utiliser les mots les plus merveilleux possibles, si en face de nous on a une personne qui de toute façon résiste à toutes ces tentatives à un moment donné ce n’est plus de notre ressort individuel de pouvoir avoir un échange qui permet la croissance du lien.
Quoi faire quand l’un des partenaires est fermé comme une huître ?
Une différence de fonctionnement
C’est assez fréquent qu’il y ait deux façons de fonctionner différentes dans un couple. Une des personnes a besoin de partager, communiquer régulièrement et connaître les sentiments de l’autre. Là où la personne en face peut avoir plus de pudeur et plus de difficultés à s’épancher.
Dans notre société actuelle, au regard de la façon dont on éduque les individus et au regard des injonctions, même si cela tend à changer petit à petit, on observe que ces rôles peuvent être plutôt genrés.
C’est-à-dire qu’on éduque les femmes à être douces, dans l’empathie, la compréhension, la lecture des autres et l’accueil des diverses émotions. Alors qu’à l’inverse le discours que les hommes vont plutôt avoir tendance à entendre est qu’il faut être fort, ne pas flancher, maîtriser les émotions et ne rien laisser paraître pour être toujours solide. Souvent les hommes ne sont pas encouragés à s’exprimer et donc sont peu connectés à leurs émotions. C’est donc une dynamique très fréquente dans les relations hétérosexuelles.
Je trouve que c’est important de mettre du contexte pour justement mieux comprendre cet écart qui peut exister. Et c’est important aussi de savoir que ce n’est pas une fatalité.
Les raisons de fermeture
Il existe plusieurs raisons pour lesquelles une personne pourrait ne pas être à l’aise à l’idée de communiquer.
Cela pourrait être un manque de sécurité relationnelle et affective.
Notre partenaire ou nous même pouvons avoir peur d’être jugé, peur des réactions de l’autre, peur d’être invalidé ou que nos besoins ne soient pas considérés.
Cela peut aussi être lié à une méconnaissance de ses propres émotions et besoins. Si on manque de vocabulaire et qu’on n’est pas connecté à soi, on ne peut pas communiquer ce que soi-même on ignore.
Cela peut être aussi un parcours de vie qui fait qu’à un instant t, une personne a dû se couper des émotions pour se protéger.
Quand une des personnes est plutôt fermée à la communication, une chose à faire va être de lui laisser de l’espace. Quand bien même je sais que cela peut être frustrant pour la personne qui a besoin de communiquer et qui désire être en lien.
Dépasser le repli sur soi
Une erreur fréquente est de vouloir imposer un moment où parler sans tenir compte de la disponibilité émotionnelle de l’autre. On ne peut pas forcer une personne qui n’a pas envie de parler. Et si jamais ça fonctionne, de toute façon, on n’obtient pas les réponses satisfaisantes que l’on souhaiterait avoir puisque la personne en face est fermée.
Laisser de l’espace
On peut donc laisser du temps à l’autre avant de revenir sur un sujet en formulant par exemple une demande. Vous pouvez dire “J’aimerais beaucoup qu’on parle de tel sujet. Est-ce qu’on peut en parler d’ici deux ou trois jours”. Cela évite de prendre la personne par surprise et elle a temps d’assimiler qu’il va y avoir une conversation sur le sujet dans les jours à venir.
Le rythme des échanges
Ensuite, quand une personne a du mal à s’exprimer, il va falloir faire preuve de patience. C’est-à-dire que les réponses que l’on a envie d’avoir peuvent prendre deux, trois ou quatre conversations différentes pour y parvenir.
On ne va pas nécessairement obtenir les réponses que l’on veut à l’instant où on les veut. Celles-ci arriveront peut-être au compte goutte et ce sera au partenaire qui a le plus de facilité à s’exprimer de remettre les pièces du puzzle en place.
L’empathie
Et enfin, dernier point important pour qu’une personne s’ouvre, ça va être le fait de montrer de l’empathie. Une personne parviendra à s’exprimer à partir du moment où elle se sent en confiance pour exprimer une forme de vulnérabilité dans l’échange.
J’ai bien conscience à quel point cela peut être frustrant voire douloureux de ne pas pouvoir échanger quand on en ressent le besoin mais une personne qui est en cours de développement de ces compétences ne va pas les acquérir du jour au lendemain donc cela va forcément demander d’aller au rythme de la personne qui est la plus lente des deux.
Et ces différents points que j’ai évoqués sont valables dans le cadre où la relation est saine et que le silence de l’un des deux n’est pas une stratégie de contrôle ou de manipulation. C’est-à-dire que la personne qui est fermée, ou taiseuse vit une réelle difficulté dans l’expression et la verbalisation. C’est à différencier d’un traitement du silence parce qu’elle n’est pas contente par exemple.
L’importance de la communication
La communication dans une relation amoureuse a ainsi son importance parce qu’elle permet d’apprendre à se connaître mutuellement un peu plus. C’est aussi un outil qui, lorsqu’il est utilisé efficacement, nous permet de guérir à travers le lien.
Et quand j’évoque cette notion de guérison, il ne s’agit pas de devenir le ou la thérapeute de l’autre mais que la relation en tant qu’entité soit guérisseuse.
Le fait de bien communiquer permet de rester en connexion avec l’autre, pour préserver le lien et l’amour qui unit les partenaires. Dans le lien, on a besoin de temps en temps d’accorder nos violons. De vérifier que la relation nous convient toujours et si nécessaire d’amener des ajustements.
La communication ne se résume donc pas à se parler. On peut beaucoup parler sans jamais évoquer l’essentiel. Le fond de ce que l’on cherche à dire compte autant que la forme. Puisque la manière dont on s’exprime va contribuer à créer un climat de sécurité affective.
Quand on parvient à avoir une communication plutôt saine, cela permet de traverser des conflits avec plus de sérénité. Car c’est tout à fait sain d’avoir des conflits et des désaccords dans une relation amoureuse, et ce qui compte est ce qu’on choisit de faire de ces conflits et vers quoi ils aboutissent.
