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Comment développer l’intimité avec quelqu’un ? D’ailleurs, quand on vous dit le mot « intimité », à quoi pensez-vous ?

Il y a souvent le raccourci intimité = sexualité. Pourtant l’intimité est bien plus que cela. C’est un besoin. En tant qu’être humain, nous avons besoin de connexion et d’intimité avec nos proches.

Dans cet épisode qui invite à la réflexion, je vous propose de découvrir jusqu’à quel degré d’intimité vous échangez aujourd’hui dans vos relations. En découvrant ces différents niveaux, vous aurez ainsi l’opportunité de resserrer les liens et rendre vos échanges passionnants.

Prêt.e à plonger dans des relations plus riches, plus profondes et plus passionnantes ? Découvrez ce sujet en audio ou avec sa retranscription ci-dessous.

Développer l’intimité par la construction d’une communication riche

Quand on a en tête ces 7 degrés, on est en mesure de voir quel est le degré d’intimité qu’on partage avec une personne. Plus on va arriver vers le dernier degré, plus nos échanges seront profonds et favoriseront une forte connexion avec la personne en face de nous.

Ce que j’aimerais vous apporter avec cet article sur la communication, c’est la connaissance de ces différents degrés et comment ils peuvent nous permettre de rencontrer et découvrir une personne dans sa profondeur. Cela permet ainsi de rendre notre vie riche d’échanges, de sens, de vérité et aussi d’amour. 

Premier degré : les conversations sur les clichés et les banalités

Aujourd’hui, nous sommes dans une époque où on s’éloigne un peu de l’intime. C’est-à-dire qu’on va avoir tendance à parfois rester dans des échanges de surface.

Ces échanges-là c’est le tout premier degré qui comporte tout ce qui est « small talk ». Les conversations clichés et banales. Ce sont des échanges que l’on peut qualifier de superficiels.

  • Salut ça va ?
  • Oui et toi ?
  • Quoi de neuf ?
  • T’as vu machin récemment ?
  • Il devient quoi ?
  • Et sinon tu racontes quoi ?

Ces conversations font partie de la norme sociale. Cela permet d’établir un contact “facile” mais ce n’est pas du tout générateur d’intimité. C’est d’ailleurs assez assez fréquent qu’à un “tu vas bien ?” on répond de façon un peu robotique “oui ça va” même quand ça ne va pas.

Si vos conversations sont souvent celles-ci avec votre entourage, il n’y a pas du tout à se blâmer. Cela m’arrive d’avoir ce type de conversation qui sont une forme de convention sociale. Ce n’est pas une tare et c’est justement ce que je veux voir avec vous dans cet épisode, c’est comment, on passe aux degrés supérieurs.

Les conventions sociales

Pourquoi est-ce que je parle de convention sociale ?

C’est parce qu’on utilise ces conversations clichés, ces small talks par peur du regard des autres.

Peur d’être différent, incompris, peur du rejet.

On peut avoir l’impression de n’avoir rien d’intéressant à raconter.

Cela peut aussi être une forme de paresse et d’indifférence.

On discute rapidement comme cela pour faire bonne figure mais on s’en fiche un peu des réponses. La raison pour laquelle on s’accroche à ces conversations clichés c’est qu’elles sont très sécuritaires. On ne s’expose pas, on ne se révèle pas et on ne partage pas notre vulnérabilité.

Un format adopté par les « neurotypiques »

Et en fait, ces conversations là, pour une grande majorité de personnes, les neurotypiques, elles sont faciles à entretenir. Par contre, pour un certain nombre d’atypiques. Des personnes qui vont être sur le spectre de l’autisme ou encore qualifiés de zèbre etc.

Ce sera en général, plus difficile d’entretenir ce type d’échange où on survole plein de sujets qu’on boucle en quelques minutes. Parce que ces conversations sont des normes où pour les neurotypiques, cela paraît évident de trouver “la bonne réponse”.

Alors que pour une personne dite atypique, ça demande de réfléchir à

  • Est-ce que ma réponse est adaptée à ce contexte ?
  • Qu’est-ce que je dois répondre ?
  • Est-ce que ce que j’ai envie de dire est suffisamment léger pour meubler la conversation ?
  • Est-ce que c’est pertinent de commencer à survoler un nouveau sujet maintenant ?

Je ne vais pas rentrer dans les détails des fonctionnements neurotypiques et atypiques mais je souhaitais illustrer que ce type de conversation « small talk », finalement, c’est vraiment le tout premier degré du dialogue, celui qui ne nous permet pas d’enrichir une relation et de créer un lien qui va être fort.

Bien entendu, cela m’arrive d’entretenir ce type de conversation, d’être la personne qui initie cette conversation et c’est ok. Mais en tout cas je vous invite vivement à aller dans les degrés de dialogues supérieurs qu’on va voir tout de suite.

Second degré : les faits

Le second degré c’est discuter des faits. C’est parler de la pluie, du beau temps, de l’actualité. Ou alors, observer ce qui se passe et discuter sur ce sujet.

Là encore, ce sont des conversations sans prise de risque où on va parler de sujets banals qui ne sont pas source de conflits. On raconte notre journée :

  • « aujourd’hui j’ai mangé une pomme, elle était bonne »
  • “oh tu as vu, il y a un bébé panda qui va naître au Zoo de Beauval, c’est trop mignon”.

Je me moque un peu de moi-même puisque j’ai partagé récemment cette dernière information à beaucoup de personnes.

Quand on raconte des faits, on est toujours dans de l’impersonnel. On décrit. J’ai pris l’avion, ils ont perdu ma valise, j’ai mis une semaine à la récupérer. Point.

Cela dit, les faits peuvent nous amener à passer au degré de dialogue supérieur. Mais pour cela, c’est important de constituer un environnement safe pour discuter. C’est-à-dire, ne pas être dans le jugement de ce que l’autre a à raconter. Si on sent, qu’on va être juger, il y a très peu de chance qu’on ait envie de s’ouvrir.

Les commérages et ragots

C’est là aussi que dans le deuxième degré de dialogue on retrouve toutes les conversations types commérages, rumeurs où on colporte du contenu souvent négatif sur quelqu’un.

Je pense qu’on est beaucoup à avoir déjà aimé raconter des ragots. Parce que ça donne un sentiment de puissance et d’importance de connaître quelque chose de secret que d’autres personnes seraient curieuses de savoir. Mais le souci avec ce type de conversation c’est qu’en plus de potentiellement causer du tort à la personne qui est dans la rumeur c’est qu’on renvoie une image de soi “hostile”.

Personnellement, je n’aurais pas confiance dans le fait de me confier à quelqu’un qui colporte des rumeurs j’aurais peur qu’elle fasse la même chose dans mon dos et aussi je me dirais potentiellement qu’elle est beaucoup dans le jugement.

Donc dans le second degré de dialogue on retrouve les commérages et faits, et je vous disais que les faits peuvent permettre de passer à un degré supérieur. C’est-à-dire, raconter des faits personnels.

Pour reprendre mon exemple : « j’ai pris l’avion. Ils ont perdu ma valise etc. C’était lors de mon dernier voyage au Québec, j’allais là-bas dans le cadre de mes études et j’ai vécu des expériences qui étaient fabuleuses. Pour moi voyager ça représente l’ouverture au monde, sortir de ma zone de confort etc. »

Là on va déboucher sur des conversations qui amènent du vécu et des ressentis personnels.

Troisième degré : les opinions

Parmi nos ressentis personnels, on a le troisième degré de dialogue qui est constitué de nos opinions.

C’est un degré qui est un peu dangereux parce qu’il nous fait parler de nous et nous confronte aussi beaucoup aux divergences d’opinions. Lorsque des divergences apparaissent, cela peut commencer à instaurer une mauvaise ambiance. Donc quand ça arrive, on a tendance à retourner aux degrés précédents pour plus de légèreté. 

On a envie d’avoir plus d’intimités mais on en a peur parce que ça peut être une source de conflit et on veut éviter les disputes.

En fait, on contourne le problème. La dispute arrive si on ne cherche pas à comprendre le point de l’autre, l’opinion de la personne en face de nous et qu’on essaye de la convaincre que c’est notre vision qui est la meilleure.

On adopte souvent la posture de je suis la personne qui a raison alors que la richesse des conversations d’opinions réside dans le fait de discuter de nos différences.

Et ça c’est possible, uniquement si on fait preuve d’ouverture.

Quatrième degré : Les rêves et espoirs

Le quatrième degré et c’est à partir de celui-ci que je trouve que les échanges commencent à être les plus riches c’est quand on parle de nos rêves et de nos espoirs.

Parce que quand on connaît les rêves de la personne en face de nous, on peut avoir envie de la soutenir et de l’aider à les réaliser.

On devient source d’énergie et d’enthousiasme pour l’autre.

C’est là où :

  • l’intimité entre deux personnes est déjà plus élevée
  • on commence à entendre des personnes dire “Andréa m’aide à être une meilleure personne, elle me pousse à évoluer”

C’est quelque chose qu’on recherche beaucoup dans le couple, c’est que notre partenaire nous permette d’évoluer et de grandir. Donc discuter de nos rêves, nos aspirations, nos ambitions etc. C’est riche parce que c’est là où on commence à être magnétique. On peut attirer des personnes qui résonnent avec nos rêves et qui ont envie de nous voir les accomplir.

Cinquième degré : Les sentiments et émotions

On arrive ensuite au cinquième degré qui mets un certain nombre de personne dans l’inconfort, ce sont les conversations autour des sentiments.

C’est un degré où on est en vulnérabilité car nos ressentis, nos sentiments vont révéler une partie plus profonde de notre être avec nos réactions qu’elles soient rationnelles ou non. Ici on va toucher du doigt notre besoin d’avoir une personne qui nous connaissent réellement. Quelqu’un à qui on peut se confier en toute sécurité.

Confier ses sentiments, c’est bien plus que dire “Je t’aime”. C’est exprimer notre joie, notre gratitude, notre tristesse, notre colère ou encore notre déception.

Il se peut que si vous avez le conditionnement de l’enfance “sois fort ou sois forte” vous ayez de la difficulté à exprimer vos sentiments parce que ce serait comme vous mettre en position de faiblesse. Cela demande beaucoup de confiance, de se confier sur nos sentiments et d’oser prendre le risque que la personne utilise contre vous ce que vous avez révélé.

C’est pour ça que sans confiance, je ne pense pas qu’on puisse oser révéler nos sentiments.

S’il arrive ne serait-ce qu’une fois où vous invalidez les sentiments de quelqu’un, où vous n’accueillez pas les émotions d’une personne qui ose vous les partager alors il y a de grandes chances que ce soit vraiment difficile de réinstaller la confiance nécessaire pour entrer dans ce niveau là du dialogue.

Sixième degré : Les défauts, peurs et échecs

Pour arriver encore un cran au dessus, c’est l’étape où on fait tomber le masque, on se montre complètement en vulnérabilité.

On parle de nos défauts, de nos peurs et de nos échecs.

Dans le degré on accepte de montrer notre vulnérabilité, là où on l’expose complètement. Ici, on révèle qui on est, pourquoi est-ce qu’on est comme on est. Qu’est-ce qui nous a façonné et qui fait de nous la belle personne qu’on est aujourd’hui.

Dans ce degré là, il y a une question que j’adore poser. Même à des personnes qui me connaissent assez peu. La question que je vais vous donner permet à la personne de choisir dans quel degré d’intimité elle a envie de rentrer. Elle a le choix. Cette question c’est :

  • Si tu pouvais changer une seule chose dans ton passé, qu’est-ce que ce serait ?

La réponse qui va être apportée  va permettre de révéler beaucoup de facettes de la personne en face. 

Septième degré : Les besoins

Et enfin, on arrive au tout dernier degré, le septième qui représente un saint-grall de l’intimité. Il s’agit de parler de nos besoins.

On connaît en général assez bien nos besoins physiques :

  • Manger
  • Boire
  • Faire de l’exercice

Par ailleurs, on a tendance à minimiser nos besoins en termes d’affect, de spirituel et d’intellectuel. Pourtant, ce sont des besoins vitaux pour notre bien-être psychologique.

Dans ce degré là, on parle donc de nos besoins réels.

Il faut donc être en mesure de reconnaître nos besoins légitimes afin de pouvoir les communiquer. Quand on est entré dans ce degré de conversation, c’est qu’on est dans un fort degré d’intimité et les échanges qu’on va avoir autour des besoins vont consister à veiller à ce que les besoins réels de chacun soient satisfaits.

De fait, cela demande de l’attention constante et un soutien réciproque pour combler les besoins de chacun. C’est grâce à ça qu’une relation va pouvoir évoluer, s’épanouir et s’inscrire sur la durée.

Je vous invite donc à utiliser cette échelle des degrés pour comprendre comment vous vous comportez dans votre couple ou n’importe quelle relation et quelle intimité vous entretenez.

Il est plus que temps de gravir les degrés et faire l’expérience d’un amour authentique !

Si vous souhaitez être accompagné dans cette démarche pour développer l’intimité dans votre couple, n’hésitez pas à réserver votre séance de coaching dès maintenant !