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En tant qu’être humain, nous avons des besoins affectifs à combler.

Et parmi ces derniers, on ne se rend pas toujours compte de l’importance de la compréhension dans une relation. Et pourtant, beaucoup de conflits escaladent en intensité car celle-ci est absente lors de nombreux dialogues.

Quand bien même on a l’habitude d’échanger sereinement, nous avons tous une tendance naturelle à vouloir être compris.e. Ce qui résulte en une prise d’action commune : nous cherchons à être compris.e avant de comprendre l’autre.

Nos ressentis personnels

Peut-être que :

  • vous avez l’impression de bien comprendre votre partenaire et que la réciproque n’est pas vrai. 
  • vous avez du mal à rencontrer les ressentis de l’autre. 
  • votre façon de penser semble tellement éloignée de la norme qu’il vous est inconcevable de pleinement entrevoir la différence de l’autre

J’écris ces mots aujourd’hui pour toutes les personnes en quête de compréhension de soi mais aussi des autres. À toustes celleux qui se sentent seul.e.s, incompris.e.s et mal aimé.e.s. J’espère de tout coeur que cet article ou ce podcast pourra vous apaiser.

Nos besoins affectifs

Parmi les besoins vitaux de l’être humain, on retrouve le fait d’aimer et d’être aimé. Celui-ci inclut le désir d’être accepté, apprécié et approuvé. Nous avons tous conscience que nous sommes des êtres différents. Malgré tout, nous ne parvenons pas toujours à comprendre les personnes qui nous entourent. De plus, en tant qu’être humain, il est très probable que l’absence de sentiment de compréhension nuise au remplissage de votre besoin d’être aimé.

Quand nous parvenons à comprendre pleinement quelqu’un, nous arrivons à mieux le connaître, dans son entièreté. Lorsque de notre côté, nous nous sentons incompris, la solitude peut commencer à nous envahir.

Ce sentiment de solitude, plus particulièrement quand il semble s’imposer à nous, peut contribuer à nous vider de notre joie de vivre. D’ailleurs, ce sentiment est fréquemment perçu comme un synonyme de dépression. On estime que de nombreux suicides sont liés à la solitude, au vide affectif.

Les débuts de relation

Je vous ai déjà parlé de l’état amoureux. La compréhension de celui-ci fait partie des indispensables à connaître sur l’amour.

Pour rappel, la chimie du début, le sentiment amoureux peut durer jusqu’à 3 ans. Je parle de chimie car nos hormones accompagnent la montée en puissance du plaisir dans le couple en tout début de relation.

Ce sont nos hormones qui agissent de manière à nous combler. Lorsque nous sommes sous l’emprise de celles-ci, nous avons tellement l’impression de fusionner avec l’autre que la compréhension est acquise. On se parle aisément, on semble fait l’un pour l’autre et aucun challenge ne semble insurmontable.

C’est une période où l’on ne fait plus qu’un et il est aisé de s’aimer et comprendre l’autre.

La fin des hormones

Lorsque l’état amoureux se dissipe et laisse place à la désillusion, notre perception de la réalité change. Nous voyons les défauts de l’autre, des problèmes se soulèvent et laissent place au doute.

Lors de cette période de fragilité, la compréhension n’est plus acquise. Il est alors nécessaire de partir à la rencontre de l’autre. D’appréhender ses ressentis, ses sentiments. C’est un véritable périple qui demande beaucoup d’attention.  Il devient ainsi vital de faire l’effort de comprendre son ou sa partenaire.

Lorsqu’il y a, ne serait-ce qu’un des deux partis qui se sent incompris, cela crée du malaise, de l’irritation. Il y a une forme de rupture de la cellule couple. 

Chacun reste dans sa propre perspective et avance en parallèle. C’est un sentiment particulièrement déroutant d’avancer sans savoir si les directions respectives de chacun finiront par se rejoindre sur un même chemin.

Améliorer la communication

Afin de palier aux incompréhensions, il est important de parvenir à communiquer mais aussi écouter efficacement.

Nous parlons souvent de problème de communication alors qu’en fait le problème n’est pas dans la communication. Le souci se situe dans le contenu de la communication.

Même si la logique de la personne en face ne fait pas sens pour vous, elle n’est pas pour autant illégitime. Il est important de considérer son ou sa partenaire comme un individu différent. Personne ne détient la vérité absolue. 

Il n’est pas possible d’affirmer avec certitude que vous avez raison et que l’autre a tort.

Le tu qui tues

En communication non violente, on parle du tu qui tues. En réalité, il n’y a aucun problème avec le tu. Tu

  • es beau
  • as un sens de l’écoute incroyable
  • es inspirante

Ces phrases ne viennent pas offusquer le partenaire.

Le problème est ce qui se situe après le tu. Tu :

  • fais toujours cela
  • n’es pas logique
  • es invivable

S’ouvrir à l’écoute radicale

Ainsi, dès lors que des différents pointent le bout de leur nez, je vous invite à les accueillir et à vous ouvrir à l’autre.

Ce qu’il est intéressant de faire pour vraiment comprendre votre partenaire est de procéder à ce qu’on appelle l’écoute radicale. C’est une écoute qui indique l’envie de rencontrer le monde intérieur de l’autre.

Pour cela, vous allez faire le miroir. C’est-à-dire entendre les mots de votre partenaire et les répéter :

« Je t’entends me dire que … Est-ce bien cela ? »

Entre chaque phrase prononcée, il est important de laisser les différents mots infuser pleinement en nous.

Petit à petit, le dialogue va permettre d’aller en profondeur et de trouver la réelle source du problème.

Communiquer nos besoins affectifs

Il peut arriver que nous n’ayons aucune idée de quels sont concrètement nos besoins.

Ainsi, quand certains questions se pose :

  • De quoi as-tu besoin ?
  • Comment puis-je t’aider ?

Cela peut être un peu angoissant de ne pas avoir la réponse.

D’une certaine façon, l’écoute radicale, va permettre ce dialogue en profondeur, où l’on va questionner un degré toujours un peu plus loin pour comprendre le besoin insatisfait de l’autre qui s’exprime.

Par exemple :

  • Quand tu changes de plan à la dernière minute je me sens angoissée et en colère
  • Je t’entends me dire que quand je change de plan à la dernière minute, tu te sens angoissée et en colère. Est-ce bien cela ?
  • Oui. Cela m’agace parce que j’avais hâte de te retrouver et j’ai l’impression que je ne peux pas compter sur toi.
  • Je t’entends me dire que cela t’agace car tu as hâte de me retrouver et tu as l’impression que tu ne peux pas me compter sur moi. Est-ce bien cela ?
  • Oui. Je me sens seule et mise à l’écart de ta vie.
  • Je t’entends me dire que (…)

Cette façon de dialoguer va ainsi permettre d’être complètement reçu et entendu. Ici, il ne s’agit pas d’écouter pour répondre mais bien écouter pour comprendre.

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