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La peur du jugement et du rejet sont des peurs qui font partie des plus fréquentes chez l’être humain.

Nous avons peur de l’exclusion sociale.

J’aborde cette thématique aujourd’hui pour vous transmettre des clés qui vous permettront, je l’espère, de vous affranchir du regard des autres et d’oser pleinement incarner qui vous êtes.

Quand on rayonne, quand on s’autorise à briller, on attire à nous des opportunités et des personnes qui correspondent à notre lumière. ✨

Vous pouvez écouter ce sujet sur le podcast coeur d’articoach ou encore, lire la retranscription de l’épisode ci-dessous.

 

Entrée en matière

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis ravie de vous retrouver dans ce nouvel épisode. J’ai beaucoup d’entrain à l’idée de démarrer cet enregistrement notamment parce que,la semaine dernière, j’ai eu un retour vraiment adorable d’une personne qui écoute le podcast.

Cette personne m’a dit

“Je vous témoigne ma gratitude, vos mots m’aident à passer en revue mon vécu et mes mécanismes, merci.”.

Si cette personne passe par là, merci encore.

Ce message me touche beaucoup. En fait, dès que j’ai des retours de votre part, cela me fait vraiment plaisir parce que ça me permet de voir que les épisodes que j’enregistre ont du sens et qu’ils peuvent vraiment vous permettre de faire une différence dans votre vie. 

La gestion du regard des autres

Aujourd’hui le sujet que j’ai envie d’aborder c’est le regard des autres. Ce fameux regard dont on a du mal à se détacher. Cela rejoint un peu l’épisode précédent sur le syndrome de l’imposteur sur certains points. Ce qu’il se passe quand on se soucie à outrance du regard des autres c’est que on peut passer à côté d’une partie de notre vie.

Qu’est-ce que j’entends par là ? Et bien, on peut se freiner et s’empêcher de faire certaines actions par peur du qu’en dira t-on, du qu’est-ce que les autres vont penser si je fais ça.

Par exemple si je suis à une soirée et que je me soucie trop du regard des autres je peux avoir tendance à me renfermer en me disant qu’il ne faut pas que je prenne trop d’espace. Ou à l’inverse qu’il faut absolument que je me mette en avant pour qu’on m’apprécie.

Quand on est dans cette peur du regard des autres, on va d’une certaine façon, chercher la validation dans le regard d’autrui.

C’est-à-dire qu’on est une personne bien. On le sait ou peut-être pas et on vient remettre ce pouvoir d’estime de soi dans les mains de quelqu’un d’autre.

C’est-à-dire qu’on délègue le remplissage d’un besoin par l’extérieur, là où on a besoin de solidifier notre sécurité intérieure.

On ne peut pas plaire à tout le monde

La première chose à savoir et que vous savez probablement déjà, c’est qu’on ne peut pas plaire à tout le monde.

Quoiqu’il arrive, il y aura toujours des gens qui vont être dérangés par un de nos propos ou par notre personnalité. Mais ces gens là, vous n’avez pas besoin de les avoir dans votre vie.

Je pense à ce sujet parce qu’il y a parfois des moments où je mets de la conscience sur des choses qui me paraissent basique et banale et je me remémore que ça n’a pas toujours été comme ça.

Cela permet en fait de se rendre compte qu’on a parcouru un chemin d’acceptation de soi. Cela permet de constater concrètement qu’on n’est pas en train de stagner et qu’on a vraiment évolué au cours des dernières années.

Oser être soi

L’année dernière j’ai coloré mes cheveux en rose et sur le coup je me suis demandée si cela allait nuire à mon business.

Quand j’étais encore salariée, je me suis posée cette même question.

  • Quelle image ça renvoie de moi si je choisis de colorer mes cheveux ?
  • Est-ce que je suis vraiment ok avec les regards qui peuvent se poser sur moi ?

Aujourd’hui je ne me pose plus particulièrement la question, si j’ai envie de me colorer les cheveux, je le fais. 

Prendre conscience de notre valeur

Pour se libérer du regard des autres, la première étape je pense, c’est de prendre conscience que notre valeur ne change pas en fonction de l’opinion subjective d’autrui.

C’est normal de se soucier du regard des autres, c’est humain. On a un besoin de reconnaissance. Un besoin d’appartenance. La peur d’être exclu du cercle social ainsi que la peur du rejet font partie des plus grandes peurs de l’être humain. 

En soi, ne pas être apprécié, ce n’est pas dangereux pour notre vie de façon physique. Cela dit, cela peut être inconfortable et mauvais pour notre santé mentale. Dans le sens où une absence totale de lien créer de la détresse affective. Cela explique pourquoi est-ce qu’on effrayé du jugement des autres.

Je pense qu’on a aussi une part d’égo qui entre en jeux. Parce qu’on pense peut-être qu’on ne va pas être capable de surmonter et supporter une critique. 

L’impact du regard des autres sur notre vie sentimentale

Comme par ici, sur ce podcast, je vous parle des relations amoureuses. J’ai envie de vous donner quelques exemples sur comment cette peur du regard peut se manifester dans notre vie sentimentale.

Et bien déjà, cela peut paralyser avant même de rencontrer quelqu’un. Par peur que le rendez-vous se passe mal, on a envie de revoir la personne mais ce n’est pas réciproque.

  • On peut avoir peur, lors d’un échange, de prendre la parole et d’avoir l’air stupide.
  • On peut craindre que quelqu’un qu’on aime, décide subitement de ne plus nous aimer parce que, par exemple, ses amis ne nous apprécient pas. 

Par rapport à ces différents éléments, je pense que la première chose adéquate à faire c’est de prendre de la hauteur sur la situation et la regarder telle qu’elle est.

Dédramatiser avec la prise de recul

Qu’est-ce que peut bien faire, que lors d’un premier rendez-vous, la personne en face de nous n’ait pas envie de nous revoir ?

Oui c’est désagréable parce qu’on sait au fond de nous qu’on est quelqu’un de bien et qu’on a beaucoup à apporter aux autres.

Donc oui, on a envie que ce soit vu par l’extérieur et pas uniquement nos proches. Mais vous avez sûrement un exemple dans votre vie, où vous n’avez pas apprécié une personne. Où vous n’avez pas eu envie de garder contact et que pour autant, à aucun moment cela ne signifiait que la personne était un sombre caca.

Je prends l’exemple bien entendu d’une personne somme toute classique et pas d’une personne toxique pour vous. 

Donc vous voyez, au même titre que vous ne validez pas toujours les autres, vous ne pouvez pas être toujours validé. Lorsque vous êtes ok avec ça, vous allez aussi vous rendre compte que là où y a des gens qui ne vous apprécient pas pour x raisons, et bien d’autres personnes vont vous adorer pour ces x raisons.

Les opinions sont subjectives

Les opinions des gens, le regard d’autrui n’est qu’une vérité parmi tant d’autres et il s’agit de la vérité de la personne qui émet le jugement. 

Pour reprendre un exemple de vie personnelle, certaines personnes me voient comme très très introvertie extrême qui n’ose pas prendre la parole. D’autres personnes me voient comme une personne extravertie qui va aisément parler aux gens.

Ces deux vérités elle coexistent. On porte tous des lunettes avec lesquelles on filtre ce qu’on voit dans la vie. Ces filtres, ils existent de par notre vécu, nos expériences, nos rencontres, notre éducation etc. Si une personne nous juge fort pour quelque chose, ça lui appartient. On ne peut pas contrôler ce que pensent les gens. 

La personne qui va vous juger parce que vous parler trop fort ou trop bas, et bien dans son référentiel, peut-être qu’on lui a appris que c’était impoli de parler trop fort, qu’il fallait laisser plus de place aux autres. 

On le voit bien dans les différences de cultures. En Asie, c’est totalement accepté socialement, de roter en plein milieu d’une conversation. Tandis qu’en Europe, on va avoir tendance à s’excuser après avoir roté. 

On cherche tous la validation des autres. Je pense que vous le voyez ou que vous le constater. Il y a des personnes qui s’en soucient plus que d’autre de ce fameux jugement. Par conséquent, cela signifie que c’est possible avec quelques ajustements de nous aussi, nous détacher du regard des autres. 

Quand on est focalisé sur la peur du jugement, on est centré sur soi. On pense que tout le monde va voir ce qu’on essaye de cacher alors qu’en fait, on a zéro visibilité. 

S’autoriser à prendre sa place

Au début, quand j’ai démarré ce podcast, je me suis dit qu’il fallait que je fasse attention. Que si des personnes parmi mes pairs entend un épisode et qu’à un moment je dis une grosse bêtise, ce sera la fin de ma crédibilité.

Mais la réalité c’est qu’en fait, quand je lance mon podcast, j’ai zéro visibilité. Au début y a personne à écouter donc ma peur est disproportionnée d’une certaine façon.  

Ensuite, je pense que c’est important de ne plus s’excuser d’être qui on est et d’oser prendre pleinement la place qu’on a envie de prendre, agir comme on le souhaite. Tant que nos actions n’ont pas un impact dangereux ou négatif envers autrui, on a pas besoin de se poser autant de questions et surtout pas le “qu’est-ce qu’on va penser de moi si je fais ça ?”

Je vous dis tout ça, ce n’est pas quelque chose qui est facile à surmonter. Encore maintenant, il y a des situations de ma vie où je me sens inconfortable quand j’y repense. Comme une conférence que j’ai donnée, un atelier où j’ai dû faire de la musique en public, des conversations que j’ai eu avec des personnes que je connais peu. 

Sortir de sa zone de confort progressivement

C’est normal de continuer à avoir une forme de réserve. Parce que c’est ça qui va nous permettre aussi, de nous faire un auto feedback sur :

  • est-ce que c’est ok ce comportement que j’ai eu ou de faire ça de tel façon ?

Mais le fait d’oser faire des petites actions qui nous mettent mal à l’aise c’est aussi ce qui permet d’envoyer le message à notre cerveau qu’on est des personnes courageuses. Que tout va bien se passer. Qu’on est capable etc.

Plus on est dans une démarche d’entraînement et de progression, moins on va se soucier de ce que les gens ont à dire.

Quand on arrête d’écouter les gens, on progresse.

Je ressens toujours une pointe d’anxiété quand je partage une musique que j’ai reprise ou que j’ai composée. Si je m’étais arrêtée à cette peur que j’ai eu pendant longtemps de chanter devant les gens, il y a plein de choses formidables que je n’aurais pas vécu.

La méthode des petits pas

Avant, quand on me demandait de prendre ma guitare et de chanter dans ma famille je disais non. Je restais toujours dans ma chambre, là où on m’entendait un peu moins.

Et puis y a un moment où j’ai osé, me soumettre au regard des autres en jouant devant mes parents.

C’était une étape qui n’était pas confortable mais pas trop challengeante non plus. Je savais que mes parents n’allaient pas se moquer de moi même si je me trompais.

L’étape suivante a été de jouer devant d’autres personnes de ma famille. Comme des cousins, cousines, oncle et tantes. et puis après j’ai accepté de chanter et jouer devant des amis.

J’ai commencé à publier des vidéos où je chante et où c’est de parfaits inconnus qui peuvent écouter ce que j’ai à proposer. Vous voyez, c’est possible de faire les choses par étape.

Mise en pratique des petits pas pour se libérer du regard des autres

Ce que vous pouvez faire c’est une liste, de toutes les choses que vous avez peur de faire à cause du regard des autres.

  • Quelles sont toutes les choses où vous vous mettez des barrières par peur du jugement ?

Une fois que vous avez la liste dites-vous que le ou la vous du futur est suffisamment à l’aise pour faire cette action. Et donc :

  • qu’est-ce que le vous du futur a de différent par rapport à vous ?

Pour reprendre mon exemple sur la musique, je n’étais pas à l’aise de chanter devant des gens et c’est quelque chose que j’ose faire maintenant.

Il y a quoi qui a changé ? Je me suis exercée, j’ai amélioré mes compétences en guitare, j’ai pris des cours de chants, j’ai chanté devant une personne puis deux.

Choisir la perspective de la vision long terme

Si vous avez l’impression que ça ne sert à rien des petites actions comme ça c’est que votre vision reste trop focus sur du court terme.

Sur un an, peut-être qu’il n’y aura pas de grands résultats mais sur 10 ans ça peut être énorme.

Si je n’avais pas fait progressivement des actions concernant la musique, aujourd’hui, je n’arriverais pas à envoyer pour des concours de musique.

Il y a une phrase de David Laroche que j’aime beaucoup qui est que l’entraînement rend obsolète les critiques.

Choisissez de faire des petites actions qui vous mettent dans l’inconfort sans que pour autant vous soyez trop loin hors de votre zone de confort.

La critique est inévitable

Je l’ai évoqué précédemment, c’est inévitable d’être critiqué.

Il y aura toujours des gens pour ne pas vous aimer.

À partir du moment où vous êtes ok avec ça, vous aurez déjà moins envie de courir après celleux qui ne vous aiment pas et vous concentrer sur celleux qui sont dans votre vie et qui vous aiment.

Et puis au final oser faire des choses inconfortables, c’est aussi l’opportunité d’inspirer les autres.

Aujourd’hui cela me semble banale d’oser poster une vidéo sur YouTube et il y a des personnes qui me demandent comment je fais parce que ça leur fait peur et qu’ils trouvent ça inspirant que moi j’ose.

Nos opinions nous appartiennent

Je peux vous assurer qu’encore aujourd’hui, je ne trouve pas ça agréable de voir des pouces vers le bas ou des commentaires négatifs. Mais en fait les gens ont le droit d’avoir un avis qui ne va pas dans mon sens. 

Leur opinion leur appartient, je ne peux pas contrôler ce qu’iels pensent et à aucun moment un commentaire négatif signifie que l’ensemble des personnes pensent comme cette personne. Quand vous osez, vous inspirez. Et si on arrive à tous le faire, on serait dans un monde où tout le monde ose se challenger et inspirent les autres.

Nos différences neurologiques

Le cerveau de chaque être humain est différent.

La conséquence de ça c’est que notre perception du monde est unique.

Ce qui est important pour moi ne l’est pas pour d’autre et vice versa.

Donc aujourd’hui cet épisode est une invitation a faire peut-être une action inconfortable. Quelque chose que vous n’osiez pas faire. Cela peut être

  • prendre la parole dans un groupe.
  • Aller demander les conseils d’un vendeur dans un magasin.
  • Téléphoner pour un renseignement.
  • Proposer un date à quelqu’un.
  • Oser avoir une conversation inconfortable avec votre partenaire.

Je vous laisse trouver la petite action qui vous correspond. 

J’espère que cet épisode vous a plu. Si vous avez des sujets que vous aimeriez que je traite, n’hésitez pas à m’envoyer un message avec l’information et je verrais quand et comment est-ce que je choisis de traiter la thématique. Je vous souhaite de passer une très belle journée, soirée ou nuit et je vous dis à très bientôt, dans un prochain épisode !

Être accompagné dans l’affranchissement du regard des autres

Enfin, vous souhaitez être accompagné dans cette démarche d’acceptation de soi, je serais ravie de vous aider. L’offre la plus adaptée pour cette thématique est la séance de coaching individuelle.