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Est-ce que le terme de (sur)consommation amoureuse vous parle ?

Aujourd’hui, je pense que vous le constatez par vous-même, la société dans laquelle nous sommes, nous amène à accéder régulièrement à la nouveauté, aux dernières tendances et surtout à remplacer les biens dont nous nous lassons.

Ainsi, dans cette mouvance accompagnée de nombreux facteurs, se pourrait-il que l’amour se positionne en bien de consommation ?

Pour en savoir, plus, je vous invite à écouter cet épisode ou découvrir la retranscription de celui-ci ci-dessous. Je vous parle de ma vision de la consommation amoureuse ainsi que des freins et blocages amoureux qu’elle engendre.

Qu’est-ce que la (sur)consommation amoureuse ?

Qu’est-ce que j’entends pas consommation amoureuse ? Il s’agit de butiner de relations en relations, qui, pour chacune, ont une durée de vie plus ou moins longue.  

Alors, pourquoi est-ce que je suis en mesure de parler de consommation dans le domaine de l’amour ?

Aujourd’hui, je pense que vous le constatez par vous-même, la société dans laquelle nous sommes, nous amène à accéder régulièrement à la nouveauté, aux dernières tendances et surtout à remplacer les biens dont nous nous lassons.

Dans cette mouvance de consommation matérielle, sont arrivés au milieu des années 1990, de nombreux sites de rencontres qui sont accessibles en tout temps.

Encore aujourd’hui y a des nouvelles applications qui sortent favorisant des rencontres entre des millions d’utilisateurs.

Le marché de l’amour est ainsi en croissance et avec cette croissance, s’accompagne, de nouveaux comportements amoureux et des nouvelles problématiques.

Le développement des applications de rencontre

Il y a plusieurs raisons qui peuvent nous amener à nous tourner vers ses applications.

  • Célibat pesant
  • Souhait de rencontre à l’étranger
  • Envie de se distraire
  • De la curiosité
  • Envie de faire des rencontres dans le cadre de schémas amoureux plus singulier

J’emploie le terme singulier pour qualifier les relations qui ne rentrent pas dans la case couple monogame qui représente toujours aujourd’hui le contrat le plus choisi en termes de relations amoureuses.

Un modèle de consommation impactant

Et donc en fait, ce modèle de consommation, il impacte nos habitudes, nos attentes et notre façon de vivre.

Nous sommes assez nombreux à accumuler des biens, des possessions, être en constante recherche d’optimisation.

En un clic, on a accès aux dernières technologies, un repas qu’on commande arrive en 20 minutes à notre porte, on a envie d’un nouvel objet, il arrive en 24h et quand il y a du retard on est scandalisé de devoir patienter davantage.

Je force un peu le trait bien sûr mais ce n’est pas pour rien que ces dernières années il y a eu un mouvement de retour au minimalisme, de slowliving, de réduction des déchets et de retour à la consommation éthique. 

Une dose de développement personnel

À cet environnement, on ajoute une pincée de développement personnel. Positif à de nombreux égards mais qui contribue tout de même à l’individualisation de la société. On travaille sur nous avant de se mettre en relation.

Vous avez peut-être déjà entendu

  • “Je dois m’aimer avant de pouvoir être en couple”,
  • “Si je ne m’aime pas qui pourra m’aimer ?”. 

Ces deux phrases, tournées de cette manière spécifique, sont de fausses croyances.

Avec ce type de raisonnement, on entre dans une dynamique où, si on est “mal guidé” dans nos réflexions, on peut avoir une forte tendance à se couper de l’amour mais je m’égare, le sujet du développement personnel et de l’amour ce sera pour un prochain épisode. 

En résumé, notre rapport aux objets déteint petit à petit sur notre rapport à l’amour et ainsi l’amour est consommé et consumé. Il y a une envie de vivre fort et intensément, si bien qu’on enchaîne plutôt les relations courtes. Il y a une tendance à la séparation dès lors que l’état amoureux se dissipe. Je vous parlais de cet état dans l’épisode 2, n’hésitez pas à aller l’écouter si ce n’est pas encore fait.

Un changement de vision des relations

Là où dans le passé il y avait une forme de honte à aller en agence matrimoniale, à utiliser des services de rencontres pour trouver la personne avec qui partager sa vie, et bien aujourd’hui c’est plutôt l’inverse. S’inscrire sur une application c’est plutôt une expérience tout à fait banale. 

Ces applications sont à l’image d’un supermarché qui serait ouvert 24h/24, on est poussé à la consommation et cela instaure une tentation permanente.

De même, l’amour devient un domaine qui est concurrentiel parce que nous en tant qu’individu on est mis en compétition avec les autres qu’on le veuille ou non. Et même quand on utilise pas ces applications, on est quand même impacté par la vision de l’amour qui est véhiculé.

Avec cette consommation de l’amour, la difficulté n’est pas tant, « comment faire pour rencontrer quelqu’un ? » mais « comment je choisis quand j’ai toutes ces sollicitations extérieures ? et écomment je fais durer la relation parce que l’herbe a quand même souvent l’air plus verte ailleurs ? »

Je pense que d’une certaine façon, on a, quand même tous envie d’être transporté par l’amour mais j’observe une tendance, comme je vous le disais, à la collection des relations courtes.

C’est à l’image du mode de consommation de la société occidentale où on baigne dans la satisfaction du plaisir immédiat.

S’extirper d’une relation au moindre conflit

Quand on est dans ce schéma de consommation amoureuse, on peut avoir tendance à quitter une relation à la moindre friction.

À se dire que c’est simplement que ce n’était pas la bonne pour nous.

Une personne perdue, dix de retrouvés.

Finalement ce qu’il en résulte c’est qu’il est compliqué de rester en couple et d’inscrire une relation sur la durée.

Cette consommation amoureuse même si vous avez l’impression de ne pas être concerné au premier regard, peut-être que cela vous impacte quand même. Dans le sens où, même si vous n’avez pas enchaîné des relations courtes, pour un soir ou plusieurs soirs, la vision qu’on peut avoir du partenaire idéal est quelque peu erronée parfois.

L’image véhiculée de l’épanouissement

Aujourd’hui, notre société véhicule pas mal les valeurs d’un monde surfait, consumériste ou encore sexué.

Avec les réseaux sociaux, TikTok, Facebook, twitter ou même instagram, nous n’hésitons plus à partager notre vie intime. Quand on est sur ces réseaux c’est facile d’effectuer une comparaison, avec notre entourage ou même de parfaits inconnus.

On voit les images de couples idéaux, les aspects uniquement positif de la vie d’autrui, on partage quand même encore, même si ça vient, assez peu. Les moments d’énergies basses, de tristesse, d’échec etc. On ne voit qu’une seule facette et c’est celle qui peut nous amener à comparer nos propres standards à ceux des autres.

Comme je le disais, l’amour ça devient un domaine qui est concurrentiel et donc on peut avoir tendance à s’attacher à des critères qui ne vont pas être constructifs pour nous.

On va placer la barre assez haut dans nos exigences.

Des exigences irréalistes

Bien sûr, c’est bien d’avoir des exigences mais encore faut-il distinguer celles qui vont nous aider en amour et celles qui vont nous mettre des bâtons dans les roues.

On n’a pas besoin que notre partenaire soit beau, autonome, sportif, marrant, qu’il aime voyager, qu’il ait de bons goûts vestimentaires, qu’il soit zéro déchet, habite à moins de 20 minutes de chez nous et qu’il partage nos passions.

Dans les exigences qu’on peut avoir dans une relation amoureuse on va distinguer le faire, l’avoir, l’être et le paraître. Parce que c’est l’être d’une personne qui va être garant d’une relation durable.

Aujourd’hui, contrairement aux générations précédentes, on ne se met plus en couple pour des raisons financières, de mariages arrangés ou d’émancipation. Comme c’est un véritable choix d’entrer dans une relation, c’est évident qu’on a envie d’être avec une personne qui nous permets de nous épanouir mais qui sommes-nous finalement pour juger que l’autre personne n’est pas à notre niveau ?

En fait, dans les personnes qu’on va rencontrer parfois, on va se dire

“non mais il n’y a pas le feeling, il n’y a pas de répondant, je vais pas chercher plus loin, c’est un mauvais présage”

Cela dit, il se trouve que quand on envisage qu’en s’ouvrant, l’autre, la personne en face de nous, est capable de nous bousculer, nous surprendre et même enrichir. À ce moment là, on est capable de passer outre les exigences factices.

Parce que la compatibilité amoureuse avec quelqu’un dépend des visions de l’amour respective.

Sortir de la consommation amoureuse

Donc mon premier point, c’est de dire que quand on est dans un environnement de consommation, on va avoir tendance à placer la barre haut en termes d’exigence dans la relation.

Revoir nos critères

On est bien seul, on apprend à savourer notre célibat, on a pas forcément de souci en termes de création de relation alors on prend le temps de comparer, qui est suffisamment bien pour nous. Les exigences c’est tout à fait sain d’en avoir mais certaines sont contre-productives.

Le truc quand on enchaîne les relations, c’est que pendant un temps, c’est super chouette.

On adore ajouter à notre liste de conquête des nouvelles personnes.

Cela renforce l’idée qu’on a bien vécu, que si on se met avec quelqu’un, au moins de l’expérience. Que quand on rencontre “LA” bonne personne au moins la rencontre ne s’est pas faite trop tôt parce que, on a, des points de comparaisons avec nos expériences passées.

Sortir de la comparaison

Plus on va enchainer les relations, plus on va être à la recherche du partenaire idéal.

Il y a une forme de comparaison qui se met en place de “machin était bien sur la communication” mais “bidule arrivait vraiment à me soutenir” par contre, le mieux c’était “truc parce que sexuellement c’était wow” et on dresse une sorte de tableau d’un partenaire idéal qui n’existe pas.

Cette forme de recherche, elle va faire que plus on recherche moins on trouve parce que cette personne idéale n’existe pas, c’est un fantasme.

Petite parenthèse: Je dis cela dans le sens où l’être aimé quoiqu’il arrive aura des défauts et des inconvénients mais cela ne nous empêchera pas de nous épanouir dans la relation.

Quand on est dans une forme de consommation insatiable, de recherche d’un amour idéalisé, on se sent vide et on essaye de combler ce vide par des relations ponctuelles.

On ne s’en rend pas forcément compte au début que ce comportement peut nous nuire parce qu’il vient répondre à un besoin initial. C’est agréable d’avoir des sex-friends de sentir qu’on est toujours “libre”, qu’on peut faire absolument tout ce que l’on veut, qu’on a de compte à rendre à personne mais à cela, finalement, quelle vision de l’amour on entretient, si on pense qu’on va perdre notre liberté, qu’on ne pourra plus s’amuser et qu’on devra rendre des comptes etc.

Se rassurer face à notre peur de manquer

Il y a tellement de tentations autour de nous, qu’effectivement, cela peut être compliqué d’envisager le couple exclusif qui nous imposerait de devoir lutter contre les opportunités de partenaires qui s’offrent à nous et qui, en plus, si on choisit pas le bon numéro on a l’impression de perdre au loto.

Il y a cette peur qui existe, en anglais c’est appelé FOMO Fear of missing out.

La peur de manquer quelque chose.

Et donc en fait, cela peut faire peur d’entrer dans une relation puisqu’on a l’impression de devoir tirer un trait sur beaucoup de choses qu’on aime, on va manquer des sorties, on va manquer de temps, on va devoir s’organiser autrement etc. 

Mais comprendre comment le couple est capable de nous épanouir sur un autre plan, c’est un sujet à part entière qui répond à la question de quelle est la mission du couple.

Se rassurer face à notre peur de l’engagement

Une autre chose qui rejoint un peu le point précédent est qu’on a peur de l’engagement.

On voit quand même un peu dans les sens les publicités qui nous matraquent d’argument de vente du sans engagement alors oui cela semble être un risque de s’engager dans une relation.

En fait, pour les personnes qui sont ou ont été dans une dynamique de consommation amoureuse cela apporte sont lot de plaisir de sentiments agréable à vivre.

On se sent vus, on se sent reconnus, on se sent apprécié même si c’est de courte durée et ça contribue également à booster notre estime de nous-même jusqu’à ce que, il y ait le retour du bâton.

D’un coup ça ne fait plus sens d’enchainer les relations. Cela ne plus de sens de consommer la chair de cette manière et puis il peut venir ce questionnement de :

  • “Qu’est-ce qui cloche chez moi ? »
  • « Pourquoi on ne veut pas plus avec moi ?”
  • “Pourquoi ne m’envisage t-on pas comme partenaire potentiel ?”
  • “Je suis une personne géniale et j’aimerais bien pouvoir le partager sincèrement.”
  • “J’aimerais bien pouvoir créer un lien plus profond”.

À ce moment , quand ça ne fait plus sens, sur notre propre rythme, on voudra plus de sécurité, plus de stabilité ce qui est un besoin tout à fait normal.

Remettre en question nos normes

C’est là que ça peut devenir compliqué de sortir de ce mode de consommation parce que c’est celui qu’on a adopté pendant longtemps. C’est une forme de norme pour nous qu’on va devoir remettre en question.

Pour la relation qui va arriver juste après cette prise de conscience cela peut devenir un peu violent. Parce qu’à la moindre difficulté, à la moindre tentation extérieure, on va devoir lutter contre soi-même pour ne pas retomber dans ce schéma.

Alors peut-être que vous vous demandez pourquoi vous ne devriez pas vous laisser tenter et retomber là-dedans ?

Mais tout simplement parce que cela a déjà été testé et qu’au final le sentiment de vide est quand même arrivé en vous.

Vous pouvez enchainer 7 partenaires dans la semaine, mais à la fin de celle-ci, vous vous sentez quand même seul.e et parfois dans une forme de dépendance affective.

C’est tentant de retourner voir quelqu’un d’autre. De même, c’est tentant d’avoir envie d’aller vers la personne qui d’un coup vous a tapé dans l’oeil et qui en plus, semble également intéressé.

C’est tentant de regarder dans le passé cette relation inachevée qu’on aurait bien tenté. 

Ce qu’il faut savoir c’est que dans toutes relations, il y aura des obstacles, ce ne sera pas toujours tout rose.

C’est pour cela que connaitre ce qu’est la mission du couple peut aider justement à faire face lorsqu’on est dans ce mode de consommation de l’amour.

La consommation amoureuse en bref

Si je devais résumer ce qu’est la sur-consommation amoureuse, je dirais que c’est le fait de butiner de relations en relations sans vraiment vouloir entrer dans le vrai du couple. Je ne sais plus si j’en ai déjà parlé alors je vais peut-être me répéter mais l’amour vrai démarre quand l’état amoureux est passé. 

La surconsommation amoureuse, c’est se laisser tenter par toutes les opportunités autour de nous.

C’est un peu, ne chercher que les plaisirs immédiats qu’offrent les relations amoureuses.

  • Vouloir trouver la perle rare
  • Augmenter nos standards
  • Être dans une vision de voir l’autre comme un produit qui doit répondre à des critères spécifiques

Si ce sujet vous intéresse, je vous invite à lire le livre suivant :

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